Cette conférence, animée par Paola DUPERRAY et Simon MALLARD, a marqué un temps fort de notre Congrès 2026. Ces deux chercheurs à l’UCO d’Angers ont partagé les enseignements tirés des études menées ces dernières années, en lien direct avec la thématique : « Une mission exigeante, un équilibre possible ».
Le défi du temps
Les deux intervenants ont débuté son interventions le sujet de la gestion du temps, une problématique centrale pour les chefs d’établissements. L’usage du temps a une relation directe avec la santé la surcharge de travail, la gestion des priorités et les imprévus créent une pression constante.
Des nombreux participants ont partagé leur difficultés à orchestrer leur emploi du temps, d’autant plus l’envie de bien faire peut parfois mener à l’épuisement. Le manque de temps et la course contre la montre sont des réalités vécues par tous, imputant le bien-être physique et morale.
La quête de l’équilibre
Les chercheurs ont ensuite mis en lumière l’important de préserver son bien-être malgré les exigences du rôle. La reconnaissance, la rémunération et la réalisation de soi sont des leviers essentiels pour éviter l’épuisement professionnel. Ils ont également souligné que la gestion des temps ne doit pas se limiter à une question de tâches mais inclure des moments de ressourcement personnel.
Un point essentiel abordé par Duperray était l’idée que l’équilibre réside en partie du fait de prendre soin de son bien être tant cognitif que physiqu pour mieux gérer les défis aux quotidien.
Solidarité et relations humaines
Le dernier élément clé de la conférence a été l’importance des relations professionnelles de qualité. Les chercheurs ont souligné qu’un chef d’établissement ne peut réussir à gérer son rôle efficacement sans un environnement de solidarité. S’appuyer sur ses collaborateurs, en les écoutant et en prenant en compte leur bien-être, fait partie de l’équilibre.
Un aspect plus inattendu a été l’évocation de l’humour comme un moyen de maintenir cet équilibre. Mallard a expliqué que l’humour joue un rôle important pour alléger les tensions. Il a aussi évoqué une évolution intéressante : l’humour baisse généralement après 22 ans, au début de la carrière professionnelle, pour reprendre vers 60 ans. Intégrer l’humour dans la routine quotidienne permettrait de garder une distance, de mieux gérer les imprévus ainsi préserver son équilibre personnel et professionnel.